vendredi 1 mai 2015

Résistance 1944 : Le cheminot dauphinois (source : Gallica)

jeudi 29 juillet 2010

LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE.

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ;
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie,
Ni loups ni renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie ;
Les tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.

Le lion tint conseil, et dit : " Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune.
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense ;
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut : mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d'honneur ;
Et quand au berger, l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire. "
Ainsi dit le renard ; et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses :
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit : " J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. "
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.


Jean de La Fontaine (1621 -1695)

dimanche 11 avril 2010

"Il ne faut pas faire dévier le juge en le poussant à la colère, à la haine, à la pitié. C'est comme si l'on faussait d'avance la règle dont on va se servir."
Aristote

jeudi 7 août 2008

samedi 27 mai 2006

mardi 9 mai 2006




Pour : Mallo, Béa, Viora, Marie, Mehdi, Cara, Polak, Khadija, Jérôme, Sylvie, James, Tiffany, Dodo, Thierry, Béra, Laurent, Nathalie, Julien, Sam, Vallou et Vallie.

Merci
(je vous la fais à la Prévert) :
Khadija et Jérôme pour ces films de cinéphiles avertis,
Tiffany pour ton cadeau (inauguré par quelques aficionados tard dans la nuit),
Julien, Nathalie et Laurent pour vos BD (bien vu l'aéroport),
Dodo pour ce livre à la gloire des femmes (m'étonne pas de toi, ça !),
Vallou, Sam et Vallie pour cet arbre de paix,
Mehdi pour ce livre si........inattendu,
Cara pour tes chocolats,
Thierry et Béra pour ce bel ensemble,
Mallo et Béa pour la zik et l'arbre à bougies,
Polak, pour cette magnifique composition "pinup" tant espérée.
Enfin, un spécial "thanks" à Mallo pour le buffet et la sono !
Bilan de la soirée :
- des escargots maltraités (BB a été contactée : j'ai les noms !)
- deux ou trois morsures et quelques bleus...
- quatre heures aux urgences (voilà où ça mène de vouloir bien faire !!!)
- un bar -presque- vide (j'ai aussi les noms !)

Fallait pas nous inviter ? Et bien SI !
Car chacun d'entre vous est unique, à l'instar du plaisir à vous voir tous ensemble.